... MAIS ELLE PERDURE, LA FOLIE

photographie: mat jacob

dimanche 15 octobre 2017

Heure du tourment

Noirâtre dans le jardin d'automne le pas suit
La lune brillante,
Descend contre le mur frileux la nuit puissante.
Ô, l'heure épineuse du tourment.

D'argent vacille dans la chambre crépusculaire la bougie du solitaire,
Mourant, quand il pense une chose sombre
Et sur le périssable penche sa tête de pierre,

Ivre de vin et d'harmonie nocturne.
Toujours l'oreille suit
La douce plainte du merle dans le buisson de noisetiers.

Heure sombre du rosaire. Qui es-tu
Flûte solitaire,
Front, frileusement penché sur des temps sombres.

Extrait de Poëmes épars 1912-1914 in Oeuvres complètes (Gallimard) p.199 Georges Trakl  traduction Marc Petit & Jean-Claude Schneider

For Karen...




vendredi 13 octobre 2017

Scopique pulsion

L'univers est infini, et j'en distingue les limites.

lundi 9 octobre 2017

Et dans dix milliards d'années

Hybride intensité même
Réseau futur amas.
Vivant, ivre.
Après l'espace
Effacée nulle énergie dissoute
Parmi l'élan las.
Doute de lutte ou,
Infini désespoir
Quelque effort merdre
Et dans dix milliards d'années, rien.

samedi 30 septembre 2017

Be your dog, or...


Iggy #merdre 

Delà du monde

Ecoulement d'instant, blessure battement, saccades d'une vie, disparition d'urgence, convulsions incertaines & sanglots longs, l'exil renversement après d'hypothèse l'innocence, blême ainsi cette projection, au-delà du monde et d'ailleurs, une mer et scansions, à quand l'errance vaine, mémoire divergente jubilatoire, flot souverain après l'espoir, lambeaux de peau dérisoire, (sur)vivre à cet élan, sauvage événement, merdre...

jeudi 28 septembre 2017

Méandres.

La nuit m'indiffère comme errance invisible, luire à l'atmosphère pourquoi ? Attendre ivre désespoir. Silence du monde. Frissons merdre quelque seconde amère. Battements de coeur amènes. Un effort en écho. Ondes gravitationnelles, corps las, espace/temps courbure après l'an semaine dernière ou non. Immuable l'ondulation merdre. Fièvre d'univers même, encor' violence résonance hier ou... Rompre le charme... Sur cette lèvre, lire méandres, à l'infini...

GLB by GC...


Gina Lola Benzina aka Lydie Canga by Gérard Courant (1979)

dimanche 24 septembre 2017

Des nocturnes.


Je ne dis pas que la violence révolutionnaire est une bonne chose, mais je ne dis pas que c'est une mauvaise chose non plus. Charlie Bauer

confer 

Sourdre.

Rien entendre parmi cercle errant même hier vaste scansion pourtant vibrations intestines à l'écueil insigne et troublant suivre l'insaisissable comme ce vieil amant à la discorde lente et sincère cependant luttes n'existent qu'avec le temps qui s'efface infini ou presque ainsi finir haletant en un bonheur ivre après l'égarement à l'addiction fossile et quelques traces et puis ce vent...